Les Seigneurs De Grailly

Que savons nous des seigneurs De Grailly ?

Ils apparaissent dès le XIIème siècle (1115-1120) et portent déjà les titres de seigneurs de Grailly, Rolle, Ville-la-Grand, Arnex, Founex, Marnex, Arbère et Sauverny. Ils possèdent également  des biens en  pays de Vaud.

Jusqu’au XIIIème siècle, ils habitent le château de Grailly, près de Gex  où ils sont les vassaux des comtes de Genève. Vers 1220, l’un  d’eux, Jean, s’installe en Guyenne, s’y marie et fait  souche. Jean était certainement l’aîné de la famille de Grailly et possédait à ce titre le château de Grailly, le haut  domaine de cette seigneurie, en pays de Gex.
Installé définitivement en Guyenne, Jean De Grailly, vendit le château du pays de Gex, et celui de Ville-la-Grand à Pierre et Aymon de Grailly, ses cousins éloignés.

La souche cadette demeurée au pays

Par contrat dotal du 12 décembre 1592, Pierre de Grailly avait épousé Françoise Suchet qui lui avait apporté en dot la seigneurie et le château de Veigy. Il fonde la branche des De Grailly de Veigy.

Gaspard de Grailly, frère du précédent, portait le titre de conseigneur de Ville-la-Grand;  il épousa en 1576, Demoiselle Guicharde Duret que les Genevois enlevèrent pendant la nuit du 2  novembre 1582.C’est lui qui fit installer la fameuse pierre de pressoir au cellier de Ville-la-Grand.

Il mourut assassiné par les Genevois en cette nuit du 2 novembre 1582.
Gaspard de Grailly laissa quatre enfants : Claudine, Isabelle, Bernard et Jean Amé qui, seul, porta le titre de conseigneur de Ville- la-Grand.

Avec ses arrières petits-fils s’estompe cette branche collatérale, après avoir porté haut et fier jusqu’au milieu du XVIIIème siècle, les armes de leur seigneurie : « D’or à la croix de sable chargée de cinq coquilles d’argent ».

Cette  famille gardera le fief de Ville-la-Grand jusqu’en 1748; à ce moment, la  veuve  de  Charles Nicolas épousera François de Gondé et ce fut le commencement de la fin pour la famille De  Grailly de Ville-la-Grand qui ne survivra pas dans ses attributions seigneuriales au nivellement révolutionnaire de 1789. Il reste que cette famille a joué un rôle de premier plan  et que son histoire demeure étroitement liée à celle de Ville-la-Grand.
La famille s’est éteinte, croyons-nous, avec la dernière des filles de Joseph Antoine, Louise Françoise qui épousa Claude Pacoret, comte de Saint-Bon, sénateur et président du tribunal de  Chambéry, au  siècle dernier.

(source : Ville-la-Grand, de Abel Jacquet)

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