Monuments

Monument du Charnier

Le 8 juillet 1944 au petit matin, les Villamagnains matinaux ont vu des camions allemands se diriger direction Carra ou Crêt. Un peu plus tard, aux environs de 5h30, d’autres entendront crépiter les mitraillettes puis ce sera tout.

Bien vite, ils s’apercevront qu’en bordure du bois appelé depuis « le bois du charnier », un carré de terre a été entièrement remué. Le rapprochement est vite fait et le constat signalé. Ce ne sera que 3 jours après la libération du 18 août 1944, soit le 21 août que le charnier sera ouvert.

On retrace alors le parcours : probablement depuis le vieux chêne à proximité du pont de Sous-Marsaz, les condamnés et leurs tortionnaires se rendront à pied jusqu’au bois final. Les résistants ont creusé eux-mêmes leur tombe avant de mourir. Un monument sera érigé dans les années qui suivront tel qu’on peut le voir aujourd’hui, ainsi qu’une stèle commémorative à l’endroit exact ou les corps ont étés retrouvés.

Stèle du Charnier

Les 6 résistants s’appelaient :

Félix DEBORE 35 ans, et Paul REGARD, 36 ans, tous deux agents des douanes de Chenex.

Marthe-Louise PERRIN, 45 ans, de Coupy-Bellegarde.

Julien DUPARC, 25 ans, et Henri JACCAZ, 23 ans de Jonzier-Epagny.

Marianne COHN, 22 ans, symbole de la résistance juive.

 

Monument Georges LANOVAZ

Georges LANOVAZ n’était pas un résistant. Agriculteur à Crêt, il avait aussi comme rôle d’assurer le fonctionnement du pèse-lait des exploitations du hameau et de Juvigny.

Du fait de son activité professionnelle, Georges LANOVAZ possédait un laisser-passer lui permettant de circuler en dehors des heures du couvre-feu.
Au petit matin du 2 février 1944, Georges LANOVAZ vaquait à ses occupations, lorsqu’une patrouille allemande passant par la, et sans aucune sommation, a lâché une rafale de mitraillette en sa direction. Il s’est affaissé, mortellement blessé.

Aucune explication ne fut donnée à cette « bavure » allemande. L’occupant en cette fin de guerre était particulièrement nerveux, et des témoins de ce matin-là certifièrent que la patrouille allemande était visiblement ivre quand elle a pris la direction de Carra et Crêt.

Georges LANOVAZ avait seulement 34 ans.

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